Gel douche

En guise de gel douche…

Je vous ai eu ! Bien sûr, le gel douche n’est pas minimaliste, pas très naturel, il n’est pas écologique à bien des égards, donc je ne pourrai pas proposer de recette sur ce site. Le succès du gel douche est lié à sa praticité: il donne la juste quantité de savon grâce à un packaging performant, souvent très parfumé, il mousse beaucoup ce qui est agréable, et agit rapidement.

De ces fonctions, on peut déduire les ingrédients qui le composent: principalement de l’eau pour le volume, des émulsifiants synthétiques (comme la bétaïne de cocamidopropyle) pour la mousse, des arômes (bien souvent de synthèse comme le linalool) pour les bonnes odeurs, et pour stabiliser l’eau contre les microbes : des conservateurs (des acides, de synthèse).

Il existe pourtant une alternative toute simple : les pains de savon.

Le savon noir, le savon le plus écologique (huile 100% d’olive)

Un pain de savon se conserve infiniment (il sèche au fil des années, mais reste utilisable, il durcit juste et se craquelle), est économique car on en utilise peu, et ne contient aucun additif. Comme il en existe différents types, voici une petite page sur comment choisir son savon.

Note sur les débats: on entend certains ingrédients accusés d’être « irritants », mais quand on y réfléchit, c’est la fonction que l’on recherche. Nettoyer irrite la peau. Donc un nettoyant puissant est de fait plus irritant qu’un nettoyant doux. Et le choix du surfactant dépend donc de l’effet que l’on recherche. Pour simplifier, les produits « bios » ne sont moins efficaces, ils prennent leur temps pour agir. 🙂

Si on préfère une version liquide, on peut faire fondre des morceaux de savon (neufs ou de récup’, en pain, ou en paillettes) dans un bol au bain-marie, et y ajouter des ingrédients de notre choix : un peu huiles végétales pour l’adoucir (savon surgras), des huiles essentielles et des aromates pour le parfumer, voire même des colorants naturels (extraits de pelures de carotte, de racine de garance…).

Il ne faudra pas oublier d’ajouter 0.6% de conservateur au produit, par exemple le Cosgard (mélange d’acide déhydroacétique et d’alcool benzylique). Et de noter sa date de fabrication sur le pot, car il se conservera que jusqu’à 3 mois à température ambiante.